Archives pour la catégorie Dans la presse

Système 2, dans la presse

« Système 2 » – Cie Les Pieds dans le Vent – Crédit photo : Karl Autrique

 

 

 

« Rondement mené et d’une extrême précision comme l’exige le genre comique, Système 2 suscitera à coup sûr les rires communicatifs d’enfants qui se régaleront – c’est le cas de le dire – avec cette histoire d’œufs à deux à dormir debout. D’œufs mais aussi de relation, de soumission, de rébellion et d’évasion interprêtée par Valérie Joyeux et Vincent Raoult, un duo qui fonctionne à merveille. Avec leurs yeux égarés, leurs grands lunettes rondes, leur tablier blanc, leur mine disciplinée et leur attirance à peine feinte, ces deux voisins de chaîne qui voient dérouler à longueur de journée des œufs blancs sur leur tapis roulant subissent les invectives de leur chef via la voix off d’Arnaud Lhoute. Qui s’agite de plus en plus quand il réalise que le système, les œufs et les travailleurs dérapent… Avant une plongée en abysses cinématographique et poétique. Ludique et jubilatoire. »

(Laurence Bertels, La Libre, 6 septembre 2017)

 

« On a beau en avoir fait du chemin depuis Guignol, les ressorts du spectacle pour enfants restent finalement assez immuables. Quand, devant Système 2, on voit les enfants bouillir d’excitation tout en criant « Là, il est parti par là, vite ! » à l’adresse de deux pieds nickelés chasseurs d’œufs gigoteurs, on se dit qu’on a beau multiplier les trouvailles formelles et les avancées technologiques du théâtre jeune public, un enfant reste un enfant, démarrant au quart de tour des bons vieux trucs de troubadours.

Avec un humour basique mais ravageur, Les pieds dans le vent installent Valérie Joyeux et Vincent Raoult derrière un tapis roulant qui fait défiler des œufs à la chaîne quand surgit un œuf étrange, à la couleur orange plus que suspecte, clin d’œil involontaire au fipronil. Au fil de courses-poursuites rocambolesques, les deux techniciens en agro-alimentaire vont plonger dans un univers luxuriant et libre, loin de leur quotidien psychorigide. »

(Catherine Makereel, Le Soir, 25 août 2017)

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Petit Penchant reçoit le prix Résonance à Momix 2016!

Extrait de la page FB de Momix:

« LE PRIX RÉSONANCES DU FESTIVAL MOMIX 2016 a été décerné à  :
PETIT PENCHANT
Cie Les Pieds dans le Vent (Belgique)
https://lespiedsdanslevent.be/

Ce spectacle sera programmé par les structures du jury durant les 2 prochaines saisons.

Le jury est constitué par les membres du Réseau Résonances :
Céline BERTHELARD, coordinatrice du Relais Culturel de la Passerelle à Rixheim
Dominique DANTE, directeur de L’Espace Grün à Cernay
Jacques LAMY, directeur du Triangle à Huningue
Philippe PFLIEGER, directeur de l’Espace Rhénan à Kembs
Angèle REGNIER, directrice du Relais Culturel à Thann

Ainsi que par deux membres associés :
Sandrine BAVARD, journaliste
Jean-Jacques FREYBURGER, ancien conseiller pédagogique de l’Education Nationale »

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F + M = ❤ DANS RUE DU THEATRE

Publié le 22 août 2015 

La guerre sépare deux copains voisins. Elle passe juste entre leurs maisons. C’est la douleur de la séparation. La peur des conséquences du conflit. Le tout rendu lumineusement théâtral par l’utilisation optimale de signes scéniques. 

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Petit Penchant dans « La Libre » ***

En scolaire pour le maternel

Petite tranche de rires vertigineuse sur un toit de paille, Petit Penchant rappelle qu’avec deux excellents comédiens, un jeu clownesque, quelques mimiques bien balancées et une mise en scène millimétrée, on peut créer un bijou. Dont la valeur repose sur une situation critique, le toit en pente, et sur l’interaction de deux êtres qui s’observent comme chien et chat.

Laurence Bertels – 3 septembre 2014

Petit Penchant dans « Le Soir » ***

Dans cette pièce des Pieds dans le Vent, il suffit d’un étroit plan incliné pour faire pouffer de rire les petits. Eric Drabs, avec ses airs de Mr Bean, et Julie Antoine, avec ses allures de Gavroche, rivalisent d’astuce pour défendre leur pré carré (littéralement). Tout est dans les mimiques, le jeu d’ombres chinoises avec les mains ou la poétique manipulation d’une corde.

Dès 3 ans.

CATHERINE MAKEREEL – édition du 10/09/2014

Petit Penchant dans « Rue du Théâtre »

Sur un espace en pente apparaissent deux personnages. Confrontés aux lois de la pesanteur, il leur faudra trouver un modus vivendi. Faute de quoi, c’est la dégringolade assurée.

Une surface oblique. Nue. Colorée. Une main qui surgit. Explore. Une seconde main maintenant. Même jeu. Au bout d’un moment, une tête et un corps. Alors commence l’exploration du territoire. Et l’expérimentation de l’équilibre. Pénible d’être à l’aise sur une pente, même si elle n’est pas savonneuse. D’ailleurs cela va se compliquer dès l’arrivée de deux nouvelles mains et d’un autre corps. 

À qui le territoire ? Au premier arrivé ? Au plus costaud ? Au plus rusé ? Les actes sont multiples de conquête, de repli, d’affrontement, de trêve, de méfiance et d’apaisement. La solution de la frontière, comme en Belgique, ne semble pas la meilleure. En effet, il y a toujours un des deux, souvent le même, qui s’arroge le droit de la modifier à sa guise. Les conflits reprennent. Parfois se calment. 

Mais nous sommes au théâtre. La corde qui sépare, encercle, divise, protège, constitue un bel outil visuel pour dessiner au sol des créatures épurées. Surgissent un poisson, un canard, une baleine et bien d’autres dessins pacifiques. Ensuite, d’autres gestes permettront la découverte des ombres chinoises, passe-temps créatif bien éloigné de l’artificiel des jeux électroniques. 

Puis le temps passe. La fatigue est là, il est l’heure du dodo. Oui, mais… comment ne pas glisser dans le vide tandis qu’on est assoupi ? Il y a alors l’assistance de l’autre, qui veillera sur son compagnon. Il doit ne pas dormir alors qu’il tombe de sommeil. Rien de tel, finalement, que de s’endormir dans les bras l’un de l’autre.

 Charmant, délicat, poétique, le duo Julie Antoine et Éric Drabs dans ce ‘Petit penchant’ séduit par ses gags, ses onomatopées, sa gestuelle et sa complicité.

Michel VOITURIER – Publié le 20 août 2014