Petit Penchant dans « La Libre » ***

En scolaire pour le maternel

Petite tranche de rires vertigineuse sur un toit de paille, Petit Penchant rappelle qu’avec deux excellents comédiens, un jeu clownesque, quelques mimiques bien balancées et une mise en scène millimétrée, on peut créer un bijou. Dont la valeur repose sur une situation critique, le toit en pente, et sur l’interaction de deux êtres qui s’observent comme chien et chat.

Laurence Bertels – 3 septembre 2014

Petit Penchant dans « Le Soir » ***

Dans cette pièce des Pieds dans le Vent, il suffit d’un étroit plan incliné pour faire pouffer de rire les petits. Eric Drabs, avec ses airs de Mr Bean, et Julie Antoine, avec ses allures de Gavroche, rivalisent d’astuce pour défendre leur pré carré (littéralement). Tout est dans les mimiques, le jeu d’ombres chinoises avec les mains ou la poétique manipulation d’une corde.

Dès 3 ans.

CATHERINE MAKEREEL – édition du 10/09/2014

Petit Penchant dans « Rue du Théâtre »

Sur un espace en pente apparaissent deux personnages. Confrontés aux lois de la pesanteur, il leur faudra trouver un modus vivendi. Faute de quoi, c’est la dégringolade assurée.

Une surface oblique. Nue. Colorée. Une main qui surgit. Explore. Une seconde main maintenant. Même jeu. Au bout d’un moment, une tête et un corps. Alors commence l’exploration du territoire. Et l’expérimentation de l’équilibre. Pénible d’être à l’aise sur une pente, même si elle n’est pas savonneuse. D’ailleurs cela va se compliquer dès l’arrivée de deux nouvelles mains et d’un autre corps. 

À qui le territoire ? Au premier arrivé ? Au plus costaud ? Au plus rusé ? Les actes sont multiples de conquête, de repli, d’affrontement, de trêve, de méfiance et d’apaisement. La solution de la frontière, comme en Belgique, ne semble pas la meilleure. En effet, il y a toujours un des deux, souvent le même, qui s’arroge le droit de la modifier à sa guise. Les conflits reprennent. Parfois se calment. 

Mais nous sommes au théâtre. La corde qui sépare, encercle, divise, protège, constitue un bel outil visuel pour dessiner au sol des créatures épurées. Surgissent un poisson, un canard, une baleine et bien d’autres dessins pacifiques. Ensuite, d’autres gestes permettront la découverte des ombres chinoises, passe-temps créatif bien éloigné de l’artificiel des jeux électroniques. 

Puis le temps passe. La fatigue est là, il est l’heure du dodo. Oui, mais… comment ne pas glisser dans le vide tandis qu’on est assoupi ? Il y a alors l’assistance de l’autre, qui veillera sur son compagnon. Il doit ne pas dormir alors qu’il tombe de sommeil. Rien de tel, finalement, que de s’endormir dans les bras l’un de l’autre.

 Charmant, délicat, poétique, le duo Julie Antoine et Éric Drabs dans ce ‘Petit penchant’ séduit par ses gags, ses onomatopées, sa gestuelle et sa complicité.

Michel VOITURIER – Publié le 20 août 2014

Les Pieds dans le Vent

Après un chemin pétillant à travers différentes compagnies jeune public, Valérie Joyeux et Vincent Raoult désirent faire fructifier et partager leur expérience avec d’autres artistes.

En 2011, forts de leur complicité, ils créent leur propre structure. La compagnie Les Pieds dans le Vent voit le jour. Son objectif est la création et la diffusion de spectacles théâtraux destinés au jeune public et aux familles.

Historique

En 1996, Arianne Bubhinder, auteur et metteur en scène rentrant de plusieurs années de création au Québec, a la bonne idée de réunir Valérie et Vincent pour sa première création en Belgique : après quelques mois d’improvisations endiablées,  Le petit creux voit le jour et le « duo » est né.

La tournée agréable pousse les acteurs à énoncer timidement qu’ils poursuivraient bien ensemble la rencontre avec le jeune public.

L’Atelier et Théâtre du Copeau accueillera encore deux de leurs spectacles : Coupons-lez-Ponten 1999 et Le Simplomatipique en 2003, pour lesquels ils s’adjoignent la précieuse collaboration de Véronique Dumont en tant que co-auteur et metteur en scène.

Le Théâtre Isocèle les accueille ensemble pour la création de La dernière fée, menée par Sylvie de Braeckeleer, en tournée de 2000 à 2002.

Encore et encore…

La dynamique Vincent et Valérie est bien là, et ils se donnent le défi de changer d’équipe en partageant avec Eric de Staercke à la mise en scène et Marc Weiss au jeu, une aventure un peu différente, incluant un travail de jeu masqué : La faute à qui ? (2006)

Un partage avec Foule Théâtre : Valérie met en scène Philippe Léonard dans Les Caprices du courrier (2005) et Bon débarras (2007), Vincent en assure la partie musicale.

Et puis… Ficelles est accueilli en cours de gestation par Foule théâtre en 2008. C’est leur première création à la tête de toute l’équipe de création, Véronique Dumont chapeaute royalement la mise en scène de leurs multiples inventions sur table.
Le défi est probant, la tournée exceptionnelle et l’élan est donné : ils créent une structure.

Ayant créé plusieurs spectacles ensemble, Valérie Joyeux et Vincent Raoult forment un «duo» aux yeux du public ; toutefois, ils insistent sur l’importance qu’ils accordent à toute l’équipe de création et comptent avec Les Pieds dans le Vent, inviter régulièrement d’autres artistes à les rejoindre.

Ayant créé plusieurs spectacles ensemble, Valérie Joyeux et Vincent Raoult forment un «duo» aux yeux du public ; toutefois, ils insistent sur l’importance qu’ils accordent à toute l’équipe de création et comptent avec Les Pieds dans le Vent, inviter régulièrement d’autres artistes à les rejoindre.

C’est chose faite dans les spectacles suivants. La compagnie a présenté deux spectacles au printemps 2013, Vu d’ici (avec Christian Dalimier) et Les Désobéisseurs (en coproduction avec la Cie3637, avec Coralie Vanderlinden et Sophie Linsmeaux).

Vincent et Valérie font appel à d’autres partenaires encore pour le spectacle Petit Penchant qui est présenté pour la première fois au public lors des Rencontres de théâtre jeune public de Huy 2014. Cette fois, ni Vincent, ni Valérie ne sont sur le petit plateau incliné, mais on y découvre un beau duo formé par Julie Antoine et Eric Drabs.

Vincent et Valérie se retrouvent à deux sur scène avec F + M =♡ d’après le très beau livre jeunesse d’Elzbieta : Flon-Flon et Musette. Avec une équipe de création nouvelle, dirigée par Sophie Linsmeaux, le spectacle  a vu le jour en août 2015, aux Rencontres de théâtre jeune public à Huy.

A retrouver dans nos spectacles et dans nos actualités.

Actuellement…

Les deux spectacles créés en 2013, Vu d’ici et Les Désobéisseurs continuent leur tournée.

Ficelles, lui aussi serpente encore un peu sur les routes pour notre plaisir et le vôtre. Il reprend une deuxième vie avec Théâtre à l’école pour la saison 2015-2016!

Petit Penchant a entamé un parcours réjouissant et a connu dans les festivals Spectacles en recommandé, Cep Party et dernièrement Momix un succès prometteur pour la tournée!

F + M =  a commencé sa tournée et a été présenté dernièrement dans le festival Noël au Théâtre.

Consultez notre agenda.

Valérie, invitée à mettre en scène pour la Berlue

Le grand rond, mis en scène par Valérie Joyeux pour la compagnie La Berlue, obtient le Prix de la Ministre de l’Enseignement fondamental aux Rencontres de Théâtre Jeune Public de Huy 2013!

Voici la critique du Soir.

« Trois bouts de tissu et le théâtre met les voiles

Les tout-petits sont gâtés aussi aux Rencontres de Théâtre Jeune Public à Huy.

On fait tout un plat du théâââtre, mais finalement ce n’est pas autre chose qu’un grand terrain de jeu. Le constat est flagrant dans les spectacles pour les petits. La dramaturgie y devient toboggan, l’intrigue se façonne à la plasticine et la scénographie se mue en bac à sable avec pelles et râteaux. Prenons Le Grand Rond (dès 3 ans) de la Berlue.

Sur le plateau, un cercle vide attire deux explorateurs. Chacun avec sa manière bien à lui d’appréhender l’espace. Elle est minutieuse et mesure circonférence et diamètre en faisant le grand écart, en nageant à la brasse, ou en mesurant le nombre de pieds. Verdict : 18 et des orteils. Lui est plus approximatif dans ses calculs et envahit peu à peu son territoire à elle. Pas vraiment prêts à partager le rond, ils vont s’affronter à coups de tissus, plus ou moins grands, jouant des tours plus ou moins lâches.

Que d’inventivité cousue sur de simples étoffes faisant naître des combats de samouraïs, des drapeaux révolutionnaires, des impératrices romaines, des rafales de vent. On ne vous révélera pas la fin, évidemment, seulement que Violette Léonard et Luc Fonteyn ouvrent des horizons exaltants, avec une formidable simplicité. »

Catherine Makereel

Les Désobéisseurs dans « Le Ligueur »

Voilà un 1er septembre bien particulier ! Pas de rentrée scolaire pour Mado, Ana, Jo et Boris ! En cause, la démolition de l’école du village au profit d’un centre commercial. Sur papier du moins. Car le quatuor de copains ne l’entend pas de cette oreille. « Si l’école ferme, pas de métier, rien dans l’assiette », avertit l’un d’entre eux.

Cependant, l’instituteur, la police, le curé, la bourgmestre : tout le monde s’en tamponne et s’incline devant la puissance de la famille Racagnak, propriétaire des bâtiments. Qu’à cela ne tienne, les amis n’auront pas froid aux yeux et iront au bout de leur combat.

L’histoire se raconte ici avec quatre comédiens-manipulateurs désopilants : Valérie Joyeux, Sophie Linsmaux, Vincent Raoult et Coralie Vanderlinden. Chacun campe à merveille les contours singuliers de son personnage. Jean-Michel d’Hoop (à l’écriture avec Coralie Vanderlinden) a opté pour une mise en scène vive, alerte, joyeuse et surprenante.

Au centre du plateau, une longue barre tourne et s’oscille, emmenant avec elle ou à son bord les protagonistes enfants représentés par d’adorables marionnettes (Aurélie Deloche). Quant aux adultes du récit, des masques très typés les incarnent. Trait forcés, suspense, univers cartoon, périple aux allures du fantastique vers la fin…

Le parti pris artistique est assumé de bout en bout tant dans la forme que dans le fond. On ne s’ennuie pas une seule seconde, on rit et on se lève avec eux contre l’inertie ! (S.C.)